La classe de 603 a participé à un projet d’éducation aux médias et à l’information, « Globe reporter »  de l’association Le Retour de Zalumée.

Ils ont écrits des articles sur le thème de la Guinée Conakry et  aidés par le journaliste Raphael Krafft et Gaelle Guilloux, journaliste au Quotidien des jeunes.


 Nos petits Globe reporters, la classe de 603

Voici leurs articles :


Des animaux menacés mais protégés

En Guinée Conakry, il y a beaucoup d’espèces menacées malgré la volonté du gouvernement et des citoyens de protéger leurs forêts.
En Guinée Conakry l’Etat met en place des moyens pour protéger les forêts mais selon Moribah Bogomou adjoint du directeur de la forêt du mont Nimba ces moyens sont encore insuffisants surtout en terme de formation.

Le braconnage est une des menaces dont sont victimes les animaux. Les gardes forestiers sont là pour les protéger. Les braconniers entrent de manière illégale dans les parcs avec des fusils. Les gardes les « dénichent » et discutent avec eux. Ils essayent de leur parler pour qu’ils donnent leurs fusils. Mais ce n’est pas partout pareil. Dans d’autres pays d’Afrique parfois ils utilisent leurs fusils contre les gardes.
Les braconniers utilisent des pièges pour capturer les animaux et les gardes arrivent parfois à les délivrer. Un jour un garde forestier a libéré un pangolin capturé par un braconnier. C’est un petit mammifère insectivore à écaille avec une longue queue. C’est l’animal le plus braconné du monde

La chasse est autorisée en Guinée. Elle est réglementée, on peut chasser par exemple le petit gibier mais pas les espèces menacées.  Par contre le braconnage est une chasse illégale. Il y a beaucoup d’animaux menacés en particulier les chimpanzés et les éléphants. Il reste une douzaine d’éléphants dans la forêt de Zimia alors qu’il y en avait 214 en 2004. En Guinée forestière, il y a l’hippopotame pygmée qui est au bord de l’extinction. Le premier véritable danger est la perte d’habitat. La déforestation et les feux de brousse sont à l’origine de cette perte d’habitat. C’est donc l’action de l’homme qui menace les animaux.Un autre type de menace pèse sur les animaux. Il s’agit de maladies comme les épidémies de grippe. C’est pourquoi pour observer les animaux et s’en protéger aussi on se met à distance pour ne pas leur transmettre nos maladies.En guinée Conakry les gardes forestiers n’ont pas de 4X4 Ce sont des associations comme l’ONG Faune et Flore international qui aident les parcs à protéger les animaux. Ce sont aussi les entreprises forestières ou minières qui les dotent en essence pour effectuer leurs patrouilles et lutter contre les braconniers. Ceci, alors même que ces entreprises sont les premières responsables de la déforestation qui met en danger la faune et la flore de ces espaces naturels.

Nicolas, Eymerie et Candice


Danser au rythme du tambour

En Guinée Conakry, les danses traditionnelles sont très répandues : on danse quand on veut et où on veut.

Le tambour est très important pour les danses traditionnelles guinéennes. C’est grâce au son du tambour qu’on reconnaît de quelle danse il s’agit. Le son est si rythmé qu’il donne envie de danser.
La danse existe depuis toujours, explique Aïcha Deen Magassouba, directrice du théâtre national guinéen.
Cependant, autrefois, peu de personnes avaient le droit de danser. Mais aujourd’hui, tout le monde danse : hommes, femmes, enfants et mêmes les personnes âgées, ajoute Alpha Oumar Barry du groupe Africa Walifan.


Alpha Oumar Barry du groupe Africa Walifan

Chaque région a sa propre danse, ce qui est une forme d’identité : le Soli en Basse Guinée (zone côtière) .
Le Toupou Sésé en Moyenne Guinnée (région montagneuse), le Doundoumba, « la danse des hommes forts », vers la savane, et  le Tiya Bala vers la forêt .

Partir pour en faire son métier
A ces danses, on associe des costumes spéciaux. Pour danser le Soli, les gens se mettent en pantalon, avec des tricots. Pour le Toupou Sésé ils portent des pantalons bouffants de 10 m. En Haute Guinée, ils portent des pantalons bouffants mais ils n’atteignent pas 10 m.
Toute les danses guinéennes ont un sens et correspondent à différents événements. Il y a des danses de funérailles, de baptêmes, de mariages, de récoltes, d’élevage, de pêche, etc., nous apprennent les musiciens d’Africa Walifan.
Les habitants ne sont pas obligés d’aller dans des studios pour danser. La danse peut devenir un métier mais pour cela, il faut partir dans des écoles étrangères pour pouvoir apprendre d’autres danses. Les futurs danseurs professionnels doivent quitter leurs familles et leurs amis. Il faut aussi qu’ils payent le voyage, l’école, mais en Guinée, peu de familles a les moyens de financer ce genre de projet.

Kloa, Sloan, Emy et Keran


Voyage au pays de la danse

Aicha a 12 ans et a une passion pour la danse. Elle veut en faire son métier.
Rencontrée sur la plage, elle nous explique qu’elle danse tous les jours avec ses amies sauf le dimanche ; Le dimanche elle se repose.
Aïcha danse depuis 3 ans. Elle s’entraîne dans la cour de la maison d’un ancien soldat. Il prête sa cour car il aime la danse.

En Guinée Conakry la danse a une place importante. Tout le monde danse.
Avant nous explique Aïcha Deen Magassouba, directrice du théâtre national et danseuse professionnelle la société était divisée en trois groupes : le groupe des rois, les sujets et les griots, sorte de troubadours de la cour royale.
Ce sont eux qui dansaient pour les rois. Cela avait un aspect sacré. Aujourd’hui la danse est un art. « c’est une discipline à la portée de tous ». Elle peut donc être pratiquée par chacun.


Aminata TOURE et Aïcha DEEN MAGASSOUBA lors de l’interview
Aïcha Deen Magassouba (à droite), directrice du théâtre national de Guinée

Avant de danser les danseurs s’échauffent.
Il y a plusieurs danses traditionnelles. C’est le rythme qui change. Ces danses sont représentées lors d’évènements importants comme les mariages , les baptêmes…

  • Danse Doundoumba = danse forte
  • Danse des Coucous
  • Danse des femmes = Guinéefari.

Il y a une tenue pour danser. C’est souvent un collant avec un tissu africain mais selon la région et la danse, le costume peut varié.
La danse prend donc une place importante dans le cœur des guinéens. Elle fait partie de leur vie.

Naélie, Théo et Justine


Les pesticides en Guinée Conakry : un vrai désastre ! 

En Guinée Conakry, les pesticides sont excessivement utilisés, mais ils sont extrêmement néfastes pour l’environnement. Changer les habitudes reste compliqué.

En Europe certains pesticides sont interdits car étant nocifs. Mais quelques entreprises voulant s’en débarrasser les vendent à bas prix, à crédit, ou les donnent aux paysans guinéens qui ont un faible niveau de vie.
En effet, ces agriculteurs, représentant 70 % de la population, doivent  produire beaucoup pour se nourrir et vendre leurs productions afin d’avoir un revenu qui leur permette de vivre, eux et leur famille.
Pour cela, les pesticides leur semblent «bénéfiques» car c’est un gain de temps, de travail et les paysans subissent nettement moins de pertes .
Le revers de la médaille est que ces pesticides sont extrêmement néfastes pour l’environnement et la faune et la flore sont touchés.

En effet, les animaux aquatiques reçoivent une partie nocive de ces pesticides, propagés par l’eau, très présente dans les bas fonds.
Mais les paysans peuvent aussi être affectés par ce poison. En effet les Guinéens ne savent souvent pas lire, car ils sont 62% à ne pas aller à l’école.
Ils les utilisent sans connaître les doses recommandées et les risques liés à l’exposition de ces traitements.
Ils dosent donc trop ces pesticides, censés les aider pour augmenter leur productivité. Ceci cause de graves dégâts et diminue l’espérance de vie des paysans.


Agricultrices –  En Guinée, la loi sur l’utilisation des pesticides est différente qu’en Europe.

S’adresser aux enfants
Pourtant, certaines personnes se rendent compte du côté néfaste des pesticides. Notamment Mori Haba, agronome en Guinée Conakry.
« Nous essayons de conseiller les gens à utiliser de façon correcte les pesticides » nous déclare-t-il. Malheureusement, les paysans ne peuvent pas tout supprimer, à cause des bénéfices indispensables.
C’est pourquoi comme Mori Haba l’a dit, pour commencer, il faut conseiller les gens à bien utiliser ces pesticides.


Mori Haba, agronome.

Les services des forêts s’en occupent, font des efforts, mais c’est insuffisant. « Ce qu’il faudrait faire, explique Mori Haba, c’est s’adresser aux enfants, inclure ça dans leur éducation, au moins il y aura une prise de conscience. S’adresser aux adultes ne sert à rien : ils ont déjà pris les habitudes d’utiliser ces pesticides. »
Grâce au biologique et à l’engrais non chimique, il y a d’autres alternatives.
Mais changer les choses reste compliqué car les personnes essayant de limiter les pesticides sont vraiment une minorité et intervenir dans les écoles s’avère également délicat du fait que les enfants n’y ont pas tous accès.

Nicolas, Batiste, Odilon et Julien


L’école en Guinée Conakry

A Conakry, en Guinée, il y a des écoles privées et publiques. Dans l’école privée, il y a 22 élèves em moyenne dans les classes maternelles. Dans le primaire, il y a 26 élèves en moyenne. Dans le collège, il y a  entre 32 et 33 élèves. Dans le public, les classes sont surchargées : parfois 80 enfants, raconte Abdoulaye Wann, le fondateur de l’établissement scolaire Hamdallaye. Dans le public, il y a plus d’enfants mais l’école est gratuite sauf la cantine.

Au primaire, les élèves commencent à étudier vers l’âge de 6 ans. Les élèves à la maternelle étudient à partir de 3 ans. En Guinée les écoles enseignent les mêmes matières qu’en France et pratiquent des sports comme le football et le basket.


Les élèves pratiquent des activités sportives comme le football et le basket.

Les élèves portent un uniforme.
Au primaire et au collège, il est kaki. Au lycée, l’uniforme et bleu et banc. Les élèves vont à l’école à pied, d’autres en voiture ou en bus, car leur maison est loin de l’école.
Comme en France, les élèves passent des examens: le brevet et le bac, explique Mariama, 18 ans.


Mariama a 18 ans mais elle est en classe de 3e.

Mais le taux de réussite dans les écoles publiques est faible. L’année dernière, il y a eu 96 000 lycéens qui ont passé le bac et 27 000 admis, selon  Abdoulaye Wann.
Les filles vont moins à l école que les garçons : il y a environ 40% de filles et 60% de garçons.
Les filles ne peuvent pas faire les mêmes études que les garçons car les filles quand elles arrivent chez elles, elles doivent aider leurs mères à faire les travaux ménagers.


Les classes sont surchargées dans les écoles publiques.

Le groupe de Nicolas, Batiste, Odilon, Julien  et celui d’Anaïs, Ouarda ,Hugo